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Pourquoi le blanc est-il devenu la norme sur nos huisseries en France ?

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En résumé

Autrefois, les huisseries étaient colorées selon les régions, les matériaux et les époques.

L’arrivée des peintures prêtes à l’emploi a simplifié et standardisé leur mise en peinture.

Le blanc s’est imposé parce qu’il était neutre, lumineux, économique et facile à reproduire.

Cette uniformisation a fait reculer les couleurs et les savoir-faire traditionnels.

Comtess remet à l’honneur les peintures à l’huile et la couleur pour protéger le bois et révéler le caractère du patrimoine.

Aujourd’hui, le blanc semble être partout : sur les façades, les fenêtres, les portes, les volets, les boiseries… Il est devenu une couleur presque évidente, associée à la lumière, à la propreté et à la modernité.

Pourtant, nos bâtiments n’ont pas toujours été blancs.

Avant, l’architecture était beaucoup plus colorée : ocres, terres, chaux colorées pour les façades ; boiseries vertes, grises, bleues, brunes ou rouges, obtenues à partir de pigments naturels broyés et liés à l’huile de lin. Les couleurs variaient selon les régions, les matériaux, les époques et les tendances.

blanc huisseries

La couleur faisait véritablement partie de l’architecture !

Alors, pourquoi avons-nous progressivement tout blanchi ?

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le peintre mélangeait lui-même sa peinture sur le chantier : broyage des pigments, dosage des huiles, préparation à la main. Dès 1897, l’arrivée des peintures en pot, prêtes à l’emploi, comme le Ripolin, change tout : plus besoin de préparer quoi que ce soit, on ouvre le pot et on applique. Entre 1930 et 1950, les résines alkydes se généralisent ; à partir des années 1950-1960, les vinyliques et acryliques s’imposent à leur tour. Rapides, stables, bon marché, à l’inverse des recettes traditionnelles à l’huile de lin ou à la chaux.

Le blanc correspond parfaitement à cette nouvelle époque : neutre, lumineux, facilement reproductible. Il devient un choix esthétique… puis une habitude… presque une norme. Le blanc est bon marché et accessible à tous.

Mais avec cette uniformisation, ce ne sont pas seulement des couleurs qui ont disparu. Ce sont aussi des savoir-faire : la préparation des pigments, les recettes de peinture, le travail de la chaux, des huiles, de la caséine ou encore la connaissance des matières et de leur réaction aux différents supports ont progressivement laissé place à des produits toujours plus standardisés…

Le rôle de Comtess

Aujourd’hui, Comtess remet au goût du jour ces formules et ces gestes disparus : fabrication et application des peintures à l’huile avec les bons outils et la bonne technique, pour qu’elles protègent durablement le bois sans l’enfermer.

La couleur est de retour, avec l’appui des architectes amoureux du patrimoine qui travaillent à l’embellir.

Une menuiserie n’est pas simplement une surface à recouvrir. Le choix de la couleur raconte une époque, un territoire et un savoir-faire. Avec caractère.

Nos réalisations à l'huile de lin

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